Quelles sont les aides pour les aidants familiaux ?

En France, 11 millions de personnes, soit un Français sur 10, apporteraient un soutien quotidien à un parent, un enfant ou un proche en situation de dépendance. Afin de lutter contre la grande fatigue physique et psychologique que cela peut occasionner, plusieurs aides aux aidants familiaux ont vu le jour ces dernières années. 
 

Aides aux aidants familiaux : des congés spécifiques

Le congé de proche aidant
Le congé de proche aidant « permet à un salarié de droit privé et à un fonctionnaire de suspendre ou de réduire son activité professionnelle pour accompagner un proche qui souffre d’une perte d’autonomie importante », peut-on lire sur le Portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées et l’accompagnement de leurs proches. 
Sa durée maximale est de 3 mois, « renouvelable dans la limite d’un an sur l’ensemble de la carrière professionnelle ». 

Dans le cadre du projet de loi de financement de la sécurité sociale, ce congé sera rémunéré à partir d’octobre 2020. L’aide financière aux aidants familiaux devrait être de 43 euros par jour pour une personne vivant en couple et de 52 euros par jour pour une personne vivant seule.

Le congé de solidarité familiale
Le congé de solidarité familiale s’adresse aux salariés du secteur privé et de la fonction publique. Il leur offre la possibilité de s’absenter durant une période de 3 mois, renouvelable une fois, pour accompagner un proche en fin de vie. Si ce congé n’est pas rémunéré, le proche aidant peut toutefois percevoir l’allocation journalière d’accompagnement d’une personne en fin de vie. 

 

Le répit, droit des aidants familiaux

Créé par la loi d’adaptation de la société au vieillissement, le droit au répit permet aux proches des personnes âgées en perte d’autonomie de se reposer et de profiter d’un peu de temps libre. Cette aide aux aidants familiaux a été conçue pour financer, dans la limite de 500 euros par an, un accueil de jour ou de nuit, un relais à domicile mais aussi un hébergement temporaire en établissement ou en accueil familial. 

Pour en bénéficier, le proche aidant doit assurer une aide ou une présence indispensable à la vie à domicile de la personne âgée et ne pas pouvoir être remplacé par une personne de l’entourage. Enfin, le senior accompagné doit quant à lui percevoir l’APA (allocation personnalisée d’autonomie). 
 

Aides aux aidants familiaux : s’informer et échanger

Selon une étude réalisée en 2018, 31% des aidants ont tendance à délaisser leur santé. Parmi les principaux problèmes auxquels ils sont confrontés, on retrouve le stress (38%), les troubles du sommeil (32%) et les douleurs physiques (30%).

Très éprouvante, la mission d’aidant peut conduire à un épuisement physique et moral. C’est pourquoi, l’information et l’échange sont primordiaux. Le simple fait de se renseigner sur la maladie dont souffre le proche accompagné et de partager son expérience avec d’autres personnes peut permettre de rompre l’isolement et de trouver de l’apaisement.

Parmi les principales initiatives existantes, on retrouve « Les cafés des aidants » qui ont vu le jour sous l’impulsion de l’Association Fançaise des Aidants ou encore « Les cafés mémoire » organisés par France Alzheimer. Il existe également de nombreux réseaux d’entraide tels que « La compagnie des aidants » ou « Avec nos proches ». 

Enfin, il est possible de trouver du soutien et de suivre des sessions de formation en se rapprochant d’une plateforme d’accompagnement et de répit dont la mission est d’informer sur le statut d’aidant familial mais aussi d’apporter une aide aux aidants familiaux de personnes âgées en perte d’autonomie. 


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